Etymologie probable du nom, traditions et légendes

Textes de Mr. Jean Dufour

Image d'une tombe romaine sur le rive gauche de la Garonne.

Saint-Martory, en effet, se trouve dans le vallée la plus importante de sud-ouest de la France, la vallée de la Garonne. Aussi son histoire est très ancienne. Ce qui est un peu probable, c'est que, comme le sol de beaucoup de localités de la vallée de la Garonne, le sien fut occupé aux époques les plus récentes par les ibères refoulés par les gaulois dans le Gorges des Pyrénnées; de sorte que la population fut, avant l'ère chrètienne, une race celtibérienne, c'est-à-dire moitié gauloise, moitié ibérienne.

Les Romains, ne connaissant pas son origine, appelaient la population de la Garonne supérieure les Garumni, du nom de fleuve. L'histoire positive des habitants de la Haute-Vallée ne commence qu'en l'an 72 avant J.CL. Pompée, revenant de réprimer  la révolte de Sertorius en Espagne, fut harcelé par les peuples du revers méridional des Pyrénées. Il réussit à les vaincre et les força de franchir les montagnes. La plupart défilèrent par le Val d'Aran, et vinrent se mêler à la population celtibérienne. Tombés dans la hauté vallée de la Garonne, ils se constituèrent en nation sous le nom de Convènes (gens accourus: de différents lieux), prirent pour capitale Lugdunum, aujourd'hui Saint-Bertrand, et mirent sous leur région actuelle, les Convènes fondèrent ou reconstruisirent probablement Caligurris ou Calagoris qui, d'après certains thèses, serait sur la partie du territoire compris entre Saint-Martory et Mancioux. 

En pleine civilisation romaine, Calagurris dut être une cité florissante, eu égard à sa situation intermédiaire entre Toulouse et Lugdunum: des numbreux débris romains qui se trouvent dans le pays, viennent à l'appui de cette hypothèse, car ils sont évidemment les restes de nombreuses maisons de campagne construites et habitées par les praticiens de Rome ou par des Gaulois qui avaient adopté les moeurs italiennes.

Malgré tous des témoignages éclatants de l'antiquité, l'historie  de l'anccienne Calagurris est évidemment très obscure, d'autre part la civilisation et l'importance de Toulouse éclipsa toutes les autres cités du sud-oest; l'histoire certaine de la localité ne commence donc qu'au huitième siècle, lorsque les Arabes firent de nombreux massacres dans la vallée de la Garonne.

Comme Gaudentius à Mas Saint-Pierre  (Saint-Gaudens), et Saint Vidian à Angonia (Martres), un héros de nom  incertain (la légende appelle ce héro Saint Martory: Saint Martory est d'ailleurs le nom du patron de la paroisse), donna sa vie en luttant contre les sarrasins; c'est de là que vient le nom de Saint-Martory,

 

 

Le fin du moyen-âge, l'histoire de St. Martory se confond avec l'histoire de la maison de Montpezat.

Château de la Garde ou de Montpezat de Comminges.

Après avoir depassé Notre-Dame de Confort, on trouve à sa gauche, en sortant de la ville, un chemin qui s'engage dans les collines abruptes de la partie des montagnes, il ne tarde pas à observer de près les restes, ce sont des murailles formant une vaste enceinte; dominée par l'imposante masse du donjon est dont une partie seulement est restée debout. 

Froissard appelait au donjon "la Garde", et dit <<Au dehors de la ville, le trait d'une arbalète, à un pas qu'on dit la Garde: qui a une tour sur le chemin entre la roche et la rivière, et dessous cette tour, sur le passage, une porte de fer, coulisse et pourroyent bien six personnes garder ce passage contre tout le monde.>>

Les seigneurs de Montpezat possédaient de très riches domaines, et aucune abbaye ne se trouvait dans le pays de Comminges. En 1136, Flandrine et ses trois fils, leur donnèrent le domaine de Bonnefont a quelques religieux de l'Ordre de Cîteaux de Lorraine.

Au douzième siècle, quelques représentants de la maison de Montpezat, sont nommés dans un cartulaire des Templiers de Montsaunès, qui donnèrent des serfs et toutes sortes de droits feudaux.

 

Photografie de l'intériur de la "Tourasse".

Le château de la  Renaissance

La maison de Montpezat fut la souche d'un grand nombre de familles fèodales. Dans les archives de Saint Bertrand, on a trouvé un manuscrit qui en établit la généalogie. M. de Froidour, en parle en ces termes dans une lettre:

<<De cette maison sont M. l'Archevêque de Bourges, l'évesque de Saint-Papoul, les marquis de Carbon et Tajan que vous connaissez, dont les armes sont parlantes: ils portent au premier et troisième quartier un monde, et au second et quatrième une balance. >>

Une branche de la famille issue de la lignée originelle est encore connue aujoud'hui.

 

Photografie du Château Renaissance de la "Terrasse".

Histoire après des Montpezat

Au 18è siècle, Saint-Martory forma avec Mancieux (Mancioux) une seule communauté indépendante qui relevait, pour les finances et l'administration civile, de l'intendant à la généralité d'Auch. A l'époque de la Révolution, les deux localités formaient deux communautés distinctes.

Photografie du site web commune-saintmartory.fr